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Installer une borne de recharge chez soi : puissance, raccordement et cas de la copropriété

Installer une borne de recharge chez soi : puissance, raccordement et cas de la copropriété

Installer une borne de recharge chez soi ne s’improvise pas. Il faut choisir la bonne puissance, vérifier la capacité du tableau et, en copropriété, distinguer la solution collective du droit à la prise. (enedis.fr)

En logement collectif, Enedis rappelle qu’une infrastructure collective et le pilotage de la charge permettent souvent d’éviter des renforcements inutiles, alors que seuls 4,7 % des parkings d’immeubles étaient équipés fin 2024. (enedis.fr)

Quelle puissance choisir pour une borne de recharge à domicile ?

La bonne puissance dépend de votre usage quotidien, du temps disponible pour recharger et de la puissance réellement disponible au point de raccordement. En résidentiel, Enedis distingue surtout la recharge normale de 3,7 kW à 7,4 kW, et la recharge accélérée de 11 kW ou 22 kW lorsque le véhicule et l’installation le permettent. C’est un repère pratique, pas une obligation réglementaire. (enedis.fr)

Repères de puissance

Puissance Usage courant Alimentation À retenir
3,7 kW Petits trajets et charge nocturne longue Monophasé Solution simple pour un usage résidentiel mesuré.
7,4 kW Usage quotidien standard Monophasé Souvent suffisant pour recharger en une nuit.
11 kW Besoin plus rapide Triphasé À retenir seulement si le véhicule l’accepte.
22 kW Recharge accélérée Triphasé Utile quand le véhicule et le réseau suivent.

Ces ordres de grandeur viennent des guides Enedis. Une borne de 7,4 kW permet souvent de recharger en une nuit, tandis que 11 kW ou 22 kW supposent du triphasé et un véhicule compatible.

Raccordement électrique : quand faut-il passer par Enedis ?

Si vous ajoutez simplement une borne ou une prise renforcée à l’installation existante de la maison, Enedis recommande de la raccorder directement au circuit du logement et de vérifier si la puissance souscrite doit être augmentée. Si vous créez une installation électrique entièrement dédiée à la recharge, la demande passe par Enedis au titre du raccordement.

En monophasé, Enedis indique qu’une puissance souscrite jusqu’à 12 kVA permet, dans la grande majorité des cas, d’installer une borne de 7,4 kVA sans travaux de branchement. Au-delà, le passage en triphasé devient nécessaire. C’est là que le dimensionnement du tableau, des protections et des sections de câble doit être traité avec sérieux. Si votre projet s’inscrit dans une rénovation plus large, notre page sur la mise aux normes électriques en rénovation peut servir de base de lecture.

Les bonnes questions à se poser avant de lancer le chantier

  1. Votre logement dispose-t-il déjà d’un circuit adapté à la recharge, ou faut-il créer une ligne dédiée ?
  2. La puissance souscrite de l’abonnement suffit-elle pour la borne et les autres usages du logement ?
  3. Le véhicule accepte-t-il réellement la puissance visée, surtout au-delà de 7,4 kW ?
  4. Faut-il prévoir du triphasé, un pilotage de charge ou une reprise du tableau électrique ?

En copropriété : droit à la prise ou infrastructure collective ?

Le cadre légal est aujourd’hui assez clair. L’article L113-16 du Code de la construction et de l’habitation protège le droit à équiper sa place de stationnement, à ses frais, sauf motif sérieux et légitime.

De son côté, l’article 24-5-1 de la loi de 1965 permet à la copropriété de conclure une convention pour une infrastructure collective sans frais pour le syndicat, à la majorité de l’article 24. Service Public rappelle par ailleurs que certaines installations électriques liées aux places de stationnement à usage privatif relèvent de la majorité de l’article 25.

Deux solutions techniques possibles

En pratique, il y a deux chemins. Le premier est individuel, via le droit à la prise. Le second est collectif, avec une infrastructure partagée qui dessert plusieurs places et évite de refaire les travaux à chaque nouvel utilisateur. La page d’Enedis sur la recharge en copropriété recommande cette seconde voie dans la majorité des immeubles résidentiels. (enedis.fr)

Qui paie quoi ?

  • Avec le droit à la prise, le résident paie l’équipement et les travaux, ainsi que l’énergie consommée. Si la borne est raccordée sur les services généraux, la consommation peut ensuite être refacturée par le syndic. (enedis.fr)
  • Avec une infrastructure collective conclue sans frais pour le syndicat, la copropriété ne supporte pas le coût d’installation de la structure collective. Les utilisateurs financent ensuite leur raccordement individuel ou leur quote-part selon la solution retenue.
  • Si la copropriété choisit de financer les travaux elle-même, les frais sont répartis selon le règlement de copropriété, le plus souvent au prorata des tantièmes. (enedis.fr)

Avant le vote, le syndic doit inscrire le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée générale au moins un mois à l’avance si vous demandez l’installation dans l’immeuble. Si vous ne souhaitez pas attendre l’infrastructure collective, vous pouvez passer par le droit à la prise avec un dossier recommandé au syndic. Pour approfondir le volet copropriété, notre page sur les autorisations à demander avant de rénover un appartement en copropriété aide à distinguer les démarches utiles de celles qui bloquent inutilement le projet. (enedis.fr)

Budget, aides et pilotage de la charge

La gestion intelligente de la recharge est un vrai levier technique. En logement collectif, Enedis explique que ne pas faire recharger tous les véhicules à pleine puissance en même temps peut éviter des travaux de renforcement et contribuer à la stabilité du réseau. À l’échelle du domicile, le pilotage permet aussi d’éviter que la borne dépasse la puissance souscrite du logement. (enedis.fr)

Selon le modèle de voiture et le système de charge, ce pilotage peut passer par le tableau de bord du véhicule, une application mobile, la borne elle-même ou un opérateur de recharge. (enedis.fr)

Côté aides, le programme Advenir, piloté par l’Avere-France, finance des projets en immeuble collectif, à condition de passer par un installateur qualifié IRVE et de respecter son cahier des charges. Depuis le 1er avril 2026, la prime pour un point de recharge individuel en résidentiel collectif est plafonnée à 1 000 € HT, tandis qu’un point de recharge partagé est plafonné à 1 660 € HT, tous deux à hauteur de 50 % du montant hors taxe. Les barèmes s’appliquent selon la date du vote d’AG ou de la signature du dossier. (advenir.mobi)

FAQ sur l’installation d’une borne de recharge chez soi

Comment faire installer une borne de recharge dans ma copropriété et qui paie ?

Deux voies existent. Soit vous passez par une infrastructure collective votée en assemblée générale, soit vous utilisez le droit à la prise pour une installation individuelle. Dans le premier cas, la copropriété peut faire appel à Enedis ou à un opérateur privé, et les coûts ne reposent pas sur le syndicat quand la convention est conclue sans frais pour lui. Dans le second, le résident finance sa borne et ses travaux, ainsi que sa consommation électrique. Le bon choix dépend du nombre de résidents intéressés et de l’état du parking.

Quelle puissance pour une borne de recharge domestique en copropriété et comment cela se calcule ?

Le calcul se fait en croisant trois éléments: le temps de recharge souhaité, la puissance disponible au logement et la compatibilité du véhicule. En pratique, 3,7 kW à 7,4 kW suffisent souvent pour un usage résidentiel, tandis que 11 kW ou 22 kW exigent du triphasé et un véhicule compatible. En monophasé, Enedis indique qu’une puissance souscrite jusqu’à 12 kVA permet généralement d’installer une borne de 7,4 kVA sans travaux de branchement.

Droit à la prise en copropriété: comment obtenir une borne de recharge chez soi ?

Commencez par demander plusieurs devis à des professionnels qualifiés IRVE, puis envoyez un dossier complet au syndic par courrier recommandé avec accusé de réception. Si vous êtes locataire, la demande passe par le propriétaire ou le bailleur, avec copie au syndic. La copropriété ne peut s’y opposer qu’en cas de motif sérieux, par exemple une impossibilité technique ou un projet collectif déjà en cours. Enedis précise aussi qu’une fois le délai de contestation expiré, les travaux peuvent démarrer. (enedis.fr)

Quelles démarches à faire pour le raccordement d’une borne de recharge en copropriété avec Enedis ?

Si l’immeuble choisit une solution collective, le syndic doit d’abord inscrire le sujet à l’ordre du jour de l’assemblée générale, au moins un mois avant. Ensuite, selon la solution retenue, le dossier part soit vers Enedis, soit vers un opérateur privé. Si votre projet concerne une installation électrique entièrement dédiée à la recharge, la demande de raccordement passe directement par Enedis. Cette distinction évite de confondre simple ajout de borne et création d’un nouveau point de raccordement. (enedis.fr)

Peut-on installer une borne de recharge dans un parking partagé sans surcharger le réseau ?

Oui, à condition de raisonner le projet en collectif et de piloter la charge. Enedis explique que le fait de ne pas faire recharger tous les véhicules à pleine puissance au même moment évite souvent des travaux de renforcement. Le pilotage peut répartir les recharges dans le temps, ajuster la puissance et sécuriser la stabilité du réseau. C’est précisément pour cela que les solutions collectives sont souvent plus pertinentes qu’une multiplication de petites installations isolées. (enedis.fr)

Et maintenant ?

Si votre projet inclut aussi une remise à niveau du logement, découvrez notre service de rénovation d’appartement puis revenez à la page d’accueil de l’Atelier du Golfe pour lancer l’échange et cadrer votre chantier avec une vision d’ensemble.

Pour approfondir : Déclaration préalable de travaux : dans quels cas est-elle obligatoire.

Ces équipements s’intègrent souvent à un chantier plus large : découvrez notre service Rénovation intérieure.